AccueilGuides › Le quincaillier et les dettes oubliées

Un quincaillier récupère 600 000 FCFA de dettes oubliées

Kokou tient une quincaillerie. Comme beaucoup, il vend à crédit aux artisans du quartier : un maçon prend son ciment, paiera après le chantier. Le service est bon pour les affaires. Mais sans registre, une part de son argent avait tout simplement disparu de sa vue.

La réponse en une phrase

Vendre à crédit sans registre, ce n'est pas être généreux : c'est prêter de l'argent sans se souvenir à qui. Un simple carnet, tenu à jour, a rendu à Kokou 600 000 FCFA qu'il croyait perdus.

Étude de cas · 6 minutes · Chiffres en FCFA, prudents et vérifiables

Le point de départ : « on me doit, mais je ne sais plus combien »

Kokou notait les crédits sur un cahier, parfois sur un bout de carton près de la caisse, parfois nulle part quand c'était la cohue. Quand on lui demandait combien on lui devait au total, il répondait : « beaucoup », sans chiffre. C'est exactement là qu'une fortune se perd, dans le flou.

Un dimanche, il a pris le temps de reconstituer, client par client, tout ce qu'on lui devait. Le total l'a stupéfié.

Créances retrouvées et sûres840 000 FCFA
Dont il avait totalement perdu la trace600 000 FCFA
Argent à lui, dormant chez les autres840 000 FCFA

Pourquoi cet argent était « perdu »

Pas parce que les clients étaient malhonnêtes. La plupart auraient payé sans problème. L'argent était perdu pour trois raisons très humaines :

Le coût caché. Pendant que 840 000 FCFA dormaient dehors, Kokou empruntait, lui, pour réapprovisionner, et payait des intérêts. Il payait pour utiliser de l'argent qui était déjà le sien.

Ce qu'il a fait, en trois semaines

  1. Un registre unique, une ligne par dette. Nom, montant, date. Fini les bouts de carton. Chaque nouveau crédit y entre avant que le client sorte de la boutique.
  2. Une relance calme, appuyée sur l'écrit. « Bonjour Koffi, il reste 45 000 FCFA depuis le 8, tu peux passer cette semaine ? » Un fait, pas un reproche. Personne ne s'est fâché.
  3. Une règle simple pour la suite. Au-delà d'un certain montant ou d'un certain délai, plus de nouveau crédit tant que l'ancien n'est pas soldé. Le crédit reste un service, il cesse d'être un gouffre.

Le résultat

Récupéré en trois semaines de relances600 000 FCFA
Emprunts remboursés, intérêts arrêtésOui
Fonds de roulement retrouvé, sans emprunter600 000 FCFA

Kokou n'a pas vendu une vis de plus. Il a simplement récupéré ce qui lui appartenait déjà. Aujourd'hui, il connaît son total de créances à tout moment, il relance sans gêne, et il n'emprunte plus pour financer les chantiers des autres.

La leçon. Le crédit n'est pas le problème, c'est un bon outil de vente. Le problème, c'est le crédit qu'on ne suit pas. Entre les deux, il n'y a qu'un registre tenu à jour.
Comment le faire dans Kora, étape par étape
Reconstituer et suivre vos dettes prend quelques minutes, pas un dimanche entier.
  1. Enregistrer une vente à crédit. Dans Caisse, ajoutez les produits, choisissez le client, sélectionnez le paiement À crédit, puis Encaisser. Le montant s'ajoute automatiquement à ce que ce client vous doit.
  2. Voir qui doit combien. Ouvrez Clients, touchez la fiche d'un client : vous voyez son solde et tout son historique. Le total de vos créances est toujours à jour.
  3. Relancer sans gêne. Depuis la fiche client, contactez-le par WhatsApp en un geste. Le montant et la date sont écrits : c'est un fait, pas un reproche.
  4. Encaisser un remboursement. Quand il paie, notez le paiement sur sa fiche. Son solde baisse, votre trésorerie remonte.
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